Expressions Québécoises!


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Expressions Québécoises

Voici un petit recueil sans prétention de quelques unes des expressions québécoises les plus populaires.

 Voici la réponse pour l’expression de cette semaine :

S’enfarger dans les fleurs du tapis
Se compliquer la vie.

Ce qui signifie se compliquer la vie pour rien! Alors si possible, ne vous enfarger pas dans les fleurs du tapis aujourd’hui. Bonne journée!

 Se prendre pour le boss des bécosses
Se prendre pour un autre
.

Qui veut dire qu’on se prend pour le patron et qu’on agit comme celui qui sait et connaît tout! L’expression boss des bécosses est une insulte faite à celui qui se croit supérieur ou qui croit avoir de l’autorité sur son entourage exaspéré par son attitude.
En fait, le mot boss provient de l’anglais : «boss », qui signifie le patron. Associé au mot bécosse qui vient également de l’anglais : «back house » et qui signifie les toilettes sèches de derrière la maison. Une expression peu flatteuse!

C’est quétaine!
Lorsque c’est laid, vieillot, démodé.

Plusieurs histoires circulent au sujet du mot quétaine. La plus probable suggère que le mot est une déformation du nom de famille Keaton ou Kitten. Cette famille vivait dans un quartier défavorisé de Saint-Hyacinthe au cours des années 1940. On disait qu’elle avait des goûts vestimentaires discutables. C’est ainsi que « c’est quétaine » a commencé à désigner une personne mal habillée et ensuite un style, une personne ou une manière de vivre démodé ou de mauvais goût.

Se tirer une buche
Prendre une place assise.

Se tirer une bûche ne signifie pas porter un tronc d’arbre, mais simplement de prendre place sur une chaise. Cette expression viendrait du début de la colonie. Elle est facile à comprendre quand on connaît les conditions de vie des colons de cette époque. Les maisons étaient bâties de bois coupé à même les terres défrichées. À moins de faire partie de la bourgeoisie, les meubles étaient rares et construits par le père de famille. À part les paillasses pour dormir, on retrouvait dans les cuisines seulement une table. Puisque les chaises étaient difficiles à construire, elles étaient facilement remplacées par de simples bûches taillées à la hauteur nécessaire. Beaucoup moins de travail!

Avoir des bidous
Posséder de l’argent.

Les bidous sont probablement un dérivé du vieux français: « bidet » qui était une monnaie du nord de la France jusqu’au XVIIe siècle. En français québécois bidou « argent », s’emploie souvent par plaisanterie.

Être un pissou
Un peureux, un lâche, avoir peur de tout.

Pissou, attesté comme terme d’injure, est connu en québécois depuis la fin du XVIIIe siècle, mais il remonte probablement au début du régime français. En français standard populaire du nord-ouest de la France, pissou signifiait « enfant qui pisse au lit ». Pissou dériverait du verbe pisser, du latin populaire pissiare « uriner ».

Pogner les nerfs
Être fâché contre quelqu’un, être impatient, faire une crise de colère.

Pogner vient possiblement, du mot pogne, de l’ancien français qui signifiait : attraper, empoigner, prendre, obtenir au sens propre comme au figuré.
Au Québec, on utilise aussi le mot pogne dans le sens d’attraper une maladie ou capter une station de télévision ou de radio.
Pogner les nerfs signifie donc perdre patience, comme quelqu’un qui serait sur les nerfs ou à bout de nerfs. Pour calmer quelqu’un, on dit : heille les nerfs! C’est-à-dire : du calme! On dit aussi : « je viens de me pogner avec » (se battre avec quelqu’un).

Être habillé comme la chienne à Jacques
Être vraiment mal habillé.

Cette expression proviendrait du bas du fleuve Saint-Laurent où vivait un certain Jacques Aubert. Il possédait une chienne qui avait une maladie. En fait, cette dernière avait perdu tout son poil! Pour qu’elle n’est pas trop froid l’hiver, son maître  l’habillait de vêtements usés et inutilisables.  Ainsi, quand on voulait se moquer de quelqu’un qui était mal vêtu, on disait de lui qu’il était habillé comme la chienne à Jacques!

Avoir l’air d’avoir passé la nuit sur la corde à linge
Avoir mauvaise mine, sembler fatigué.

Ce qui signifie que vous avez une mauvaise mine ou que vous semblez fatigué. Cela peut signifier quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ou qui a passé une nuit houleuse (il a fait la fête ou simplement mal dormi). Cette expression s’explique par la comparaison entre des vêtements qui auraient passé la nuit au grand vent, sur la corde à linge, et des personnes qui auraient subi le même sort!

Avoir l’air magané
Sembler en très mauvais état. 

Cette expression s’applique autant aux personnes qu’aux objets. Je suis magané parce que je n’ai pas beaucoup dormi. Mon sac est vraiment magané car il est passé sous une voiture. En ancien français, « mahaignier » signifiait «blesser, estropié». En Bretagne, on retrouve maganer, ce qui signifie «remuer avec vivacité, brutaliser » et maganer « agacer quelqu’un ». Au Québec, le premier relevé du mot magané date de 1856.

Devoir attacher sa tuque avec de la broche
Devoir s’attendre à ce que la situation ne sera pas de tout repos
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Ce qui signifie : devoir s’attendre à ce que la situation ne soit  pas de tout repos… Au Québec, le mot tuque signifie : bonnet d’hiver. Le mot broche est utilisé dans le langage populaire québécois pour désigner une « agrafe ». L’image de cette expression fait allusion à un grand vent qui se lève, et qui risque d’arracher les tuques qui ne seraient pas bien calées sur la tête. Par analogie, l’expression annonce une situation qui pourrait s’avérer mouvementée, déstabilisante et dérangeante par les propos ou actions qui vont suivre.

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