Les capsules de Marianne: immigration et enfants, chacun son rythme!


[ Immigrer ] - Rédigé par

soutient_enfantJe vous retrouve avec grand plaisir pour une nouvelle Capsule qui va dans la continuité de la précédente qui nous amenait à nous questionner, en tant que couple d’immigrant, et de s’assurer de trouver chacun son rythme. Aujourd’hui, nous abordons les enfants et la famille.

En effet, les clients avec lesquels je travaille en Coaching PNL sont souvent des mamans ou des papas en questionnement sur le sujet immigration et enfants. Finalement, l’objectif commun qui revient souvent chez les parents, c’est que leur enfant soit « heureux! »

Dans mon dernier article, Couple et Immigration: Chacun son rythme !, vous avez constaté l’importance de respecter, dans un couple, la vitesse de l’autre par rapport au processus d’immigration qui provoque fréquemment des incompréhensions. En fait, il en va de même pour les enfants.

L’Automne: l’été Indien

En effet, nous sommes déjà en octobre. Les enfants, adolescents ou étudiants sont rentrés dans leurs établissements respectifs. L’année débute pleine de bonnes résolutions et d’organisation. L’été indien a été bien présent, le soleil et le ciel bleu vous ont donné un bon complément d’énergie. Go ! Go ! C’est le Fun le Québec !

Vous maîtrisez bien les choses. Vous avez compris en majeure partie le nouveau système qui vous entoure et vous continuez votre nouveau travail dans la bonne humeur ! Que d’efforts d’ouverture et de positivisme avez-vous développé depuis votre arrivée ! Dans l’ensemble, si vous faites un premier bilan, vous êtes heureux d’avoir choisi ce changement de pays et de culture!

Et pourtant…il y a des soirs où vous récupérez vos enfants tristes, angoissés, agités, désobéissants voire même en chute scolaire ou bien préoccupés par des émotions négatives. Sans oublier tous les autres symptômes de type somatique: mal de ventre, eczéma, crises d’anxiété…pour ne citer que les plus courants.

Le découragement peut alors commencer à vous gagner ! Vous déployez tant d’efforts ! Vous aimeriez tellement que tout roule, n’est-ce pas ? Vous aimeriez tellement que chacun trouve son rythme personnel ou que tous vos rythmes familiaux s’accordent harmonieusement.

Vous désirez vous consacrer à la découverte encore plus profonde de votre nouvelle vie, vous avez des préoccupations financières, et matérielles à gérer, des questionnements par rapport à votre nouveau travail ou peut-être même un changement de carrière…Alors comment prendre le temps avec les enfants, comment accueillir sa peine, sa frustration ou tout autre émotion qui le perturbe ?

 Les réactions les plus fréquentes 

Voici quelques réponses courantes que vont donner les parents à leur enfants qui leur expriment certaines interrogations :

Le déni :

« Ce n’est pas grave, mon chéri, ça va passer ! Il faut que tu t’habitues ! Quand tu auras trouvé tous tes repères, ça se passera vraiment bien ! Il faut du temps ! »

L’impatience :

« Oh ! Ecoute, c’est quand même pas compliqué ce que l’on te demande ! Tu obéis : point final ! Si le maître ou la maîtresse donne une consigne, tu fais comme les autres.« 

La défense :

« Je suis triste pour toi vraiment, on va aller voir le directeur ou je vais parler à tes amis ! Tout va bien se passer !« 

 ou autres (la liste est longue)…

En tant que parents, nous avons tous des réactions qui nous sont propres. Elles dépendent de notre histoire de vie. Y-en-t-il une bonne ou une mauvaise ? Les parents réagissent avec les moyens qu’ils ont et le font la plupart du temps très bien! D’autre part, si il existe un mode d’emploi idéal pour accompagner nos enfants, dites moi où le trouver ? Il y a tellement de fac¸on de réagir en de telles circonstances !

Mettre des mots

Le seul élément qui est international et universel, c’est de mettre des mots sur ce que les enfants ressentent, constater leurs émotions et positiver. Pour cela, je vous partage une partie d’une méthode que l’on utilise beaucoup en Coaching PNL : tout simplement se mettre à la place de l’autre, quand je dis se mettre à la place de l’autre, c’est vraiment se mettre dans ses souliers. Vous pouvez faire cet exercice physiquement ou mentalement.

Exercice

Vous découpez 2 bouts de papier assez grand et vous les positionnez à 2 places différentes. Vous inscrivez sur les papiers, l’un : moi ; l’autre : enfant.

Positionnez -vous sur le premier bout de papier : moi. Faites un rapide tour de ce que vous pensez de la situation que vous expose votre enfant. Identifiez ce que vous ressentez comme émotions. Mettez des mots sur les vôtres en tant que parent-adulte.

Positionnez vous sur le deuxième carré ou rond:  enfant.

Mettez vous à la place de votre enfant, dans ses bottines, vous percevez tout ce qu’il a vécu : déménagement, séparation avec ses amis, ses grands-parents, adaptation mentale et physique, changement de dynamique familiale, nouvelle école, nouveaux amis, nouvelle langue (ou presque), nouvelles expressions, nouveaux repères, nouvelles habitudes…

Exit la culpabilité, mettez-la de côté à votre façon. Vous vous en occuperez plus tard! Cela fera l’objet d’ailleurs d’une future capsule. Pour l’instant, une chose à la fois.

Si vous faites l’exercice physiquement ou mentalement maintenant, vous ressentez de l’empathie pour votre enfant et vous prenez conscience de toute l’énergie, la force qu’il déploie au quotidien. Vous le trouvez courageux et même si il y a des moments difficiles, vous allez l’épauler, c’est votre  « job » !

Estime de vous

Père épaules petite fille_petitVous êtes capable de le comprendre, de l’entendre. D’ailleurs, vous l’avez déjà fait sans doute des milliers de fois. Donc vous savez le faire! Dédramatisez ! Prenez du recul et surtout ayez confiance en vos capacités et estime de vous en tant que parents !

Laissez lui du temps, soyez à l’écoute de ses besoins. Un enfant sait exprimer ses besoins. C’est souvent, nous, en tant qu’adultes qui lui imposons d’autres besoins en fonction de nos règles sociales ou de nos histoires personnelles respectives.

Mais écoutez-bien et posez lui la question si nécessaire : « Dans cette situation, c’est quoi ton besoin ? ». Si il sait pas y répondre, considérez la graine comme semée et demandez-lui de revenir vous voir lorsqu’il aura une idée.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir avec vos enfants. Ce sont eux qui vous rappellent au quotidien que, avant de devenir adulte, vous avez été aussi un jeune enfant ! Alors laissez ré-émerger l’enfant qui sommeille en vous afin de mieux comprendre le vôtre !

« Si l’on veut s’approcher des enfants, il faut parfois devenir enfant soi-même. » - B.Nemcovà

Je dirai même: « re-devenir! »

Belle continuation de semaine !

Marianne.

Pour relire notre capsule précédente: Couple et Immigration: Chacun son rythme!

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