Premier pas d’une stagiaire au Québec


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Au parc des Chutes de la Chaudière

J’ai la chance d’avoir une sœur qui est tombée amoureuse du Québec. Cela m’a donné l’occasion de visiter cette région du Canada deux fois dans ma vie. Lors de ces deux séjours touristiques, j’ai vécu un mois en immersion totale. Cette fois-ci, je viens en tant que stagiaire en communication pour deux mois.

Lorsque l’IUT Lyon 1 nous a proposé des stages à l’international et notamment au Québec, je n’ai pas pu m’empêcher de postuler. Ce stage à l’international est pour moi l’occasion de découvrir une nouvelle fois la culture québécoise sous un nouvel angle : l’aspect professionnel.

Qui dit international, dit différences culturelles.

Et cette approche professionnelle me réserve son lot d‘étonnements et d’interrogations.

Mes premières constatations

Ici, au Québec, tout paraît plus grand, plus gros. Les formats familiaux dans les supermarchés, les bouteilles de soda, les voitures, les portions dans les restaurants… Tout est démesuré par rapport à la France. Faire ses courses au sein d’un supermarché se révèle être une expédition les premiers temps. (Ce que je ne soupçonnais pas jusque là malgré mes deux premiers voyages).

Le climat m’a également surprise. Etant arrivée le 13 avril, je m’attendais à découvrir un temps printanier et des températures assez douces. C’était sans compter sur la tempête de grésille et la tempête de neige qui m’ont été réservées en guise d’accueil. Du jamais vu. même au plus froid de l’hiver dans les Pyrénées orientales, mon département d’origine en France. Adieu les 27 degrés que connaissent actuellement l’ensemble des français. Mais je dois avouer que c’était agréable de découvrir une « partie » de l’hiver québécois et la beauté des paysages à cette époque de l’année !

J’ai également fait le choix de vivre à Lévis, sur la rive Sud. Au cours de différentes conversations, je me suis aperçue que pour les gens de la rive Nord du fleuve Saint-Laurent, Lévis représente « le bout du monde ». Je tiens tout de même à noter qu’il n’y a qu’un kilomètre entre les deux rives… C’est assez marrant de constater cette différence de perception entre rive nord et rive sud dans une même province !

Le savoir-être des québécois est également remarquable. La majorité des personnes que j’ai rencontrées sont d’une gentillesse incroyable, toujours serviables et respectueuses.

La dimension professionnelle

Lorsqu’il s’agit des affaires, j’ai pu constater que les gens étaient beaucoup plus sérieux et concentrés sur leur objectif principal qu’en France. Les relations entretenues avec les différentes personnes de leur entourage professionnel (y compris les stagiaires) dépend en majorité des affaires qu’ils vont pouvoir faire dans le futur.

La communication sur les réseaux sociaux est également différente, les gens sont très connectés. On retrouve également la Wifi un peu partout dans les villes. La manière de communiquer n’est donc pas la même.

Je trouve les relations professionnelles moins formelles qu’en France. Ici, le tutoiement est courant même avec son supérieur hiérarchique. Cela n’enlève rien à la qualité du travail qui doit être fournie. Les compétences priment sur les diplômes et je trouve cela intéressant.

Mes premières interrogations

Des détails insignifiants au départ sont devenus de véritables questions. Par exemple je me suis demandée « est ce que je dois descendre par devant ou par derrière dans le bus ? » Car je voyais tout le monde descendre à l’avant. « Mais comment je fais si je dois prendre une correspondance alors qu’on ne m’a pas donné de ticket de bus ? » puis on m’a expliqué qu’il existait des tickets de transfert sur demande. « Et pour les pourboires, je suis censée laisser combien en fait ? » Cette première semaine a donc été pour moi une semaine d’observation et de compréhension.

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Coucher de soleil vu de la rive Sud.

Les français ont souvent tendance à penser que les québécois parlent français donc la différence culturelle est moindre, je dirais que cela est faux. J’avais entendu dire avant de partir que les québécois étaient plutôt des américains qui parlent français et je suis plutôt d’accord avec cela. La manière de consommer, de parler, les relations personnelles et professionnelles ressemblent au célèbre « American Way of life » version francophone et québécoise.

Je vis actuellement une lune de miel avec le Québec, tout me paraît bien et beau. J’aime énormément la ville de Québec. En particulier le vieux Québec qui ressemble à l’architecture française. La poutine est l’un de mes coups de cœur culinaires. Les couchers de soleil québécois sont d’une beauté incroyable grâce aux différentes couleurs qui en ressortent.

Je dois dire que les différences culturelles m’intriguent et éveillent ma curiosité. C’est pour cela que j’ai choisi de voyager à l’autre bout de l’Atlantique. Je compte profiter de ces deux mois pour découvrir les différents aspects du Québec et du Canada.

J’ai hâte de partager avec vous cette expérience en tant que stagiaire durant ces deux mois d’immersion professionnelle.

Lucie Engrand, stagiaire dans l’entreprise Akova dans le cadre de l’échange Cégep de Sainte-Foy-IUT Lyon 1.

 

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